Le mouvement de centre droit qui vient d’émerger à Lyon, incarné principalement par la notoriété et l’image de Jean-Michel Aulas, a permis de prendre les manettes du vrai pouvoir, celui de la Métropole : 4 milliards de budget contre 1 milliard pour la Ville… (à la louche)
Sans Aulas, qui a su rassembler et malgré tous les reproches qui lui sont faits, cette dynamique n’aurait jamais vu le jour. Et il faut mettre cela à son actif.
La victoire de Doucet est démocratiquement et mathématiquement avérée (50,67% contre 49,33% avec 2762 voix d’avance) mais assez contestable car sans LFI, il aurait nettement perdu cette élection. Et LFI n’est pas dans l’ADN historique, politique et humaniste de Lyon !
Notons qu’Aulas est resté droit dans ses bottes et n’a appelé à aucun soutien politique de la droite extrême…
Maintenant Monsieur Doucet doit intégrer que la moitié de la population lyonnaise n’adhère pas à ses idées et propositions. Il devra prendre réellement en compte les 49,33 % (101 940 votes) qui contestent sa légitimité dans l’administration de la ville de Lyon durant ces 7 prochaines années. Mais aura-t-il la lucidité, l’honnêteté et le courage d’en tenir compte ?
De son côté, la nouvelle opposition à la mairie de Lyon aura un boulot gigantesque à faire et il serait souhaitable que Monsieur Aulas et son équipe puissent l’incarner et la mener inlassablement durant tout le mandat au côté de la Métropole « Grand Cœur Lyonnais ». Période aussi marquée par les élections présidentielles de 2027.
Félicitations à Véronique Sarselli pour son courage et sa combativité qui emporte la Métropole de Lyon (10 circonscriptions sur 14). Ce n’est pas pour moi l’icône politique idéale mais elle a le sens du combat et de la confrontation, ce qui n’est pas l’apanage de Aulas qui aurait dû affronter et débattre avec Doucet. Cette reculade explique partiellement son échec.
Autre point fort pour Sarselli, elle a joué la concertation avec les maires des 58 communes de la Métropole et ses 1,4 million d’habitants.
A ce stade, saluons Bruno Bernard qui s’éloigne des projecteurs avec une certaine élégance et une discrétion maladive qui l’a plombé durant tout son mandat et un peu moins pendant la campagne lors de laquelle il s’est démené.
Par ailleurs, il est clair que Jean-Michel Aulas n’a pas bénéficié des meilleurs conseils stratégiques et de communication par une agence parisienne : « 2017 », loin du factuel et des réalités du contexte lyonnais. Sa maltraitance vis à vis des journalistes locaux ne l’a pas aidé non plus.
Il y aurait d’autres choses à dire mais on va s’en tenir là pour l’instant…
Comme quoi le résultat final ne tient, à pas grand-chose !
Paul Brichet

