Le nouveau tunnel de la Croix Rousse comme si vous y étiez…

Ce sacré tunnel de la Croix Rousse est vraiment important pour les lyonnais car lorsqu’il est fermé et ce fut le cas pendant 10 mois pour sa réhabilitation, la circulation dans Lyon fut très perturbée.
Après tous ces mois de travaux et une batterie de tests, le tunnel routier est à présent prêt à accueillir les grands lyonnais.
Cette étape cruciale qu’a été la rénovation du tunnel et de ses cinq stations de ventilation, a nécessité une implication forte de tous les intervenants pour tendre vers une optimisation de l’organisation des travaux.
A présent la dernière étape démarre et tous les efforts se porteront sur la fin des aménagements extérieurs et de la place Chazette ainsi que sur l’aménagement du tube modes doux qui devra recevoir l’ensemble de ses propres équipements d’exploitation et ses animations numériques.

Le tunnel : une traversée en complète sécurité
Le tunnel rénové conservera quatre voies de circulation, deux dans le sens Rhône-Saône, et deux dans le sens Saône-Rhône. Comme avant les travaux, la vitesse sera limitée à 50 km/h et les poids lourds ne seront pas autorisés.
La sécurité est l’axe prioritaire de la rénovation du tunnel. Visibilité, signalisation et ventilation ont été spécifiquement pensées dans cet objectif. Les équipements seront renforcés.

En cas d’incendie ou d’accident, les automobilistes pourront se mettre rapidement en sécurité. Des rameaux réguliers permettront de rejoindre, en cas de nécessité, la galerie piétonne parallèle au tunnel. L’aménagement intérieur favorisera la luminosité et la signalisation dans le but d’améliorer le confort des automobilistes
Le tunnel doux, un lieu de reconquête urbaine

Dédié aux transports en commun et aux modes de déplacements doux, le nouveau tunnel deviendra une des artères les plus originales de la ville. Large de 10 mètres et parallèle au tunnel existant, il accueillera trois voies de circulation. Au centre, un espace surélevé protégera les piétons des voies situées de part et d’autre, destinées respectivement aux vélos et aux bus.
L’aménagement intérieur garantira l’accessibilité aux personnes handicapées et assurera le bien-être des piétons et cyclistes.
Dispositif inédit, les parois pourront servir d’écrans de projection et un équipement multimédia innovant diffusera un habillage visuel et sonore. Des œuvres numériques, fixes ou mobiles, seront projetées sur certains secteurs de l’ouvrage. Avec une programmation renouvelable, elles créeront un véritable parcours culturel et ludique. L’éclairage se rapprochera de la lumière naturelle et les équipements de ventilation garantiront un air sain.

Tunnel de la Croix Rousse, un peu d’histoire

Le premier projet de tunnel sous la Croix-Rousse date de 1845 mais il reste au stade de l’imagination. Dans les années 30, et après plusieurs projets, le projet de Lucien Chadenson et de M. Thiollère, respectivement ingénieur de la Ville de Lyon et ingénieur des Ponts et Chaussées est adopté par la Ville. Le projet démarre au début de l’année 1939, il durera jusqu’en 1952, année de l’inauguration. Le projet répond alors a un besoin important de la Ville de Lyon : le désengorgement du secteur Terreaux – Bellecour, point de convergence de pas moins de douze routes nationales !
Le tunnel se situe à 80 m de profondeur (sous le plateau de la Croix-Rousse), 125 000 kg d’explosifs sont utilisés pour le creusement par les 300 ouvriers du chantiers de 1940 à 1948. 15 000 m3 de bois et 15 000 t de ciment servent à la construction et 400 000 m3 de déblais sont évacués (une grande partie servira à empierrer l’avenue Jean Mermoz et le port Edouard Herriot). L’Église Saint-Charles a été détruite entre 1950 et 1951 car elle se trouvait devant la future entrée côté Saône, elle a été reconstruite plus loin. A partir de 1949, les puits de ventilation ont été creusés et l’aménagement du tunnel se poursuit (éclairage, revêtement, signalisation, etc). Le tunnel est inauguré par Édouard Herriot le 19 avril 1952.
Après plus de 50 années d’utilisation, le tunnel, de par son ancienneté, subissait de fréquentes fermetures, programmées ou non, permettant un entretien léger en attendant des travaux plus lourds. La chaussée était aménagée en 2×2 voies sans véritable séparation de chaussées jusqu’à la construction d’un muret central en 1999 et son usage était interdit aux véhicules dont le poids total en charge excédait 3,5 tonnes, à l’exception des autobus de la ligne Bus en mode C Ligne C6. La vitesse était limitée à 50 km/h (30 km/h par temps de pluie) et un radar automatique était situé à sa sortie dans le sens Lyon-Vaise.
 

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